Plusieurs affaires de faux certificats de vaccination contre le Covid-19, impliquant des personnalités du sport suisse, ont été rendues publiques en 2026. L’une d’elles a abouti à une condamnation pour faux dans les titres. Ces dossiers rappellent que les documents sanitaires falsifiés de 2021 et 2022 n’ont pas disparu avec la fin des mesures : ils peuvent ressurgir dans une procédure pénale, migratoire ou administrative, plusieurs années après les faits. Pour l’autorité qui doit statuer, la question est de savoir ce qu’un document révèle, et comment l’établir de manière opposable.
Un signal de l’actualité, sans jugement sur les personnes
MonQey forensic n’exprime aucun avis sur ces affaires ni sur les personnes concernées. Seule l’authenticité matérielle d’un document relève de l’expertise scientifique. Pour un ministère public, un office des migrations ou un corps de police, la question reste la même : établir, avec une méthode documentée, si une pièce est authentique ou falsifiée, et ce que cette conclusion permet d’affirmer.
Comment repérer un faux certificat de vaccination ?
Un certificat sanitaire, imprimé ou numérique, combine plusieurs couches d’information : le support, l’impression ou l’encodage, et les données qu’il contient. L’examen porte sur chacune d’elles :
- le support : cohérence du papier, de l’encre ou de l’impression avec la date annoncée ;
- les altérations : reprises, ajouts ou superpositions invisibles à l’œil nu ;
- le code numérique : structure et cohérence des données encodées avec celles imprimées ;
- la chronologie : tampon, signature et numéro de série confrontés au contexte revendiqué.
Ces examens sont non destructifs : la lumière blanche, ultraviolette et infrarouge révèle des éléments invisibles en lumière naturelle, sans endommager la pièce. Chaque observation est photographiée et consignée, afin que la conclusion puisse être vérifiée par un tiers, y compris lors d’une contre-expertise.
Ce que l’expertise établit, et ce qu’elle n’établit pas
Une expertise documentaire répond à une question précise : le document examiné est-il authentique, et sinon, quels éléments le démontrent ? Pour un certificat contesté, plusieurs conclusions sont possibles :
- le document a été falsifié à partir d’un modèle authentique ;
- le document a été entièrement fabriqué ;
- le document est matériellement authentique, émis par un système officiel, mais sur la base de fausses déclarations. L’examen doit alors être complété par des vérifications auprès de l’émetteur, qui relèvent de l’enquête.
Chacune de ces conclusions a des conséquences différentes pour la suite de la procédure. L’expertise n’établit en revanche ni l’intention de la personne qui a présenté le document, ni l’issue de la procédure. Cette distinction protège l’autorité qui s’appuie sur le rapport : la conclusion porte sur la pièce, jamais sur une personne.
Transmettre la bonne pièce, poser la bonne question
Pour un certificat sanitaire, la forme de la pièce conditionne les examens possibles. Avant de solliciter une expertise, il est utile de :
- conserver l’exemplaire original, imprimé ou numérique, plutôt qu’une capture d’écran ou une photocopie ;
- préciser comment et quand le document a été obtenu, puis présenté ;
- formuler la question posée : falsification, fabrication complète ou contenu à vérifier auprès de l’émetteur.
Une question bien posée oriente l’examen vers les constats utiles à la procédure, et évite des analyses sans portée pour la décision. Elle se définit lors du premier échange, avant toute transmission de la pièce, en tenant compte du cadre pénal, migratoire ou administratif du dossier.
Ce que cela change pour les autorités
Un faux certificat de vaccination n’est pas un simple détail administratif : il peut fonder une infraction, fragiliser une procédure migratoire ou être produit comme pièce dans un dossier judiciaire. Une expertise indépendante, menée selon un protocole documenté, apporte une conclusion opposable devant un tribunal, un office des migrations ou une administration douanière.
MonQey forensic examine les documents selon une méthode traçable : réception sous scellé, examens non destructifs, rapport détaillant chaque étape, en Suisse comme à l’international. Le laboratoire intervient en appui des autorités, sans lien avec les parties. La page dédiée aux autorités présente les cadres d’intervention.